Stochastique

Archive of November 2010

Les Pétroleuses, revue de web November 25

Outre une maquette à vomir et/ou saigner des yeux, ce nouveau mag est une insulte aux femmes, et à l’être humain en général.
Sskizo/Nora

Bref, je suis un peu blasée. Les Pétroleuses, le magazine qu’on aimerait avoir comme copine ? A supposer qu’on s’entoure de gens qui nous ressemble, je ne me trouve pas aussi stupide. Merci, les Pétroleuses, mais pour la suite (et même pour lire aux chiottes) ce sera sans moi.
LaNe

Seulement, je me dis modestement que si moi, qui suis une GROSSE CONSOMMATRICE de magazines féminins, je n’ai pas réussi à comprendre ni ce qu’est une Pétroleuse concrètement, ni le ton des articles, ni la direction que veut prendre l’équipe... que va penser la lectrice qui s’intéresse beaucoup moins à cette presse ?
MayBach Carter Ewing

Mais pour le reste, les rubriques, les articles, me donnent une impression générale qu’il n’y a pas grand changement. On parle toujours mode, beauté, cuisine. [...] Si vous pensiez qu’utiliser le terme des femmes de la Commune de Paris rendrait le tout vraiment subversif, qu’on allait s’attaquer aux normes de ce qui « fait une femme », alors il faudra repasser.
Sandrine Goldschmidt

Avec un tel titre, il est légitime de s'attendre à un magazine impertinent et intelligent. Un magazine qui déménage. Et pourtant, à l'arrivée, en plus d'une maquette incohérente et d'un choix photographique des plus douteux, Les Pétroleuses sont un sous Glamour.
Mry
Je me trompe très souvent, je sais cela, mais c'est de bonne foi.

Jacques Brel

A common mistake that people make when trying to design something completely foolproof is to underestimate the ingenuity of complete fools.

Douglas Adams (via)

I saw your picture hangin' on the back of my door
Won't give you my heart
No one lives there anymore
And we were lovers
Now we can't be friends
Fascination ends
Here we go again
Cause it's cold outside, when you coming home
Cause it's hot inside, isn't that enough

I'm not in love

Could it be that time has taken its toll
Won't take you so far, I am in control
And we were lovers
Now we can't be friends
Fascination ends
Here we go again
Cause it's cold outside, when you coming home
Cause it's hot inside, isn't that enough

Crystal Castles - Not In Love (feat. Robert Smith)


via

Les Pétroleuses November 16

Me sentant d'humeur aventureuse, je me suis finalement décidée à acheter ce fameux magazine qui nous fait un joli buzz(alacon) sur certaines franges de la blogosphère féminine, histoire de ne pas mourir idiote savoir de quoi je parle avant de commencer à critiquer.

Je tenais tout d'abord à poser qu'il ne s'agit pas un "blog sur papier" (voire "blogazine") comme j'ai pu le lire à pas mal d'endroits, pour la simple et bonne raison que, rappelons-le une fois de plus, le mot "blog" est l'aphérèse du mot "WEBlog", c'est à dire un journal sur le web. Donc pas sur papier, forcément. Le fait que des blogueuses y pigent, même en admettant que cela donne un ton différent à la publication, ne change rien à cet état de fait.

Cette question de vocabulaire étant réglée, parlons désormais contenu. Rapide scan du sommaire : à première vue, je vois les habituelles rubriques de la presse féminine, à savoir people, sexo-couple, mode, beauté-santé, déco, voyages, cuisine, quelques pages cultures. Ah, on trouve aussi un dossier sur la réalité augmentée, quand même... dont le chapeau démarre en m'apostrophant : « Vous vous dites certainement "c'est quoi encore, ce truc de boutonneux à lunettes ?" ». Je suis forcée de constater que je ne dois pas faire partie de la cible de cet article, pourtant axé ce qui se rapproche le plus d'un thème pouvant m'intéresser - on n'atteint pas non plus des extrêmes en matière de profondeur du sujet évoqué. J'aimerais pouvoir louer l'effort de s'écarter des poncifs de la presse féminine, mais franchement, Les Pétroleuses n'est pas le premier magazine à le faire.

Je vais vous avouer, là tout de suite maintenant, je n'ai pas encore réussi lire plus que deux ou trois articles en diagonale. Le magazine est juste à côté de moi, je le prend, je le feuillette, je lis trois phrases, je le repose, je m'interroge... Je ne peux pas m'empêcher de le comparer à Causette, que je lis quasiment depuis ses débuts et qui a choisi d'évoquer des sujets tels que la situation en Cisjordanie ou les orphelins de Ceauşescu, d'interviewer Darina Al Joundi et Dominique Desanti, et qui, même lorsqu'il s'attaque à des sujets en apparence plus légers, parvient à rester intelligent ; ainsi, dans le dernier numéro, un dossier sur les cheveux permet d'évoquer le voile, la tonte des femmes durant la seconde guerre mondiale et la discrimination envers les roux. Ouais, bon, okay, en plus d'être sérieux, c'est peut-être un peu plombant, aussi.

Notez que je ne suis pas une farouche opposante de la légèreté, au contraire, mes amies peuvent témoigner que je ne suis certainement pas la dernière à parler chiffons ou ragots - je reconnais moins maitriser les sujets beauté et cuisine - mais, pour une raison un peu obscure probablement liée à mon éducation, j'ai tendance à considérer que la lecture d'un magazine doit me cultiver un minimum. Mon principal problème vis-à-vis des Pétroleuses serait donc ce sentiment prégnant que je ne vais VRAIMENT rien apprendre du tout, et que sa lecture ne constitue rien d'autre qu'une perte de temps - du coup, je préfère perdre mon temps à écrire un post pour en dire du mal, mais étant une femme, je vis dans l'auto-contradiction, n'est-ce pas.

Je ne suis cependant pas franchement déçue. A mon sens, les accroches en couverture annonçait déjà la relative vacuité du contenu. Reste que je ne comprend pas qu'on fasse un tel foin d'une publication qui, malgré un ton peut-être plus libre et nettement moins de pages de pubs que la plupart de ses concurrents, continue à penser que les femmes n'ont que faire de sujets tels que la politique ou l'économie, ou même la photo ou la musique, tiens, qui tout en restant des thèmes plus légers, changeraient agréablement de l'habituelle trinité mode-amour-beauté, et persiste à ne leur proposer quasiment que du contenu superficiel et caricatural.
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