Stochastique

Archive of March 2010

Un peu plus tard, l'Electroclash s'est imposé à moi comme l'aboutissement du phénomène de la putasserie musicale, lorsque celle-ci a dépassé le stade de la simple recherche d'ordre « esthétique » pour muter en putasserie sonore. Dans la même veine que la musique utilisée pour habiller les clips de Britney Spears et de ses consoeurs, l'Electroclash était régressive et addictive. La recette était simple : des mélodies pop basiques servies par une instrumentation à base de nappes de synthés sur lesquelles une voix robotique récite, atone, des paroles gentiment salaces. Sans prétendre que la putasserie est le degré 0 de la création artistique, le résultat est pourtant aussi délassant qu'une lobotomie : j'étais conquise et ma passion pour ces musiques simplistes n'a fait que s'accroitre en suivant le cours naturel de ma paresse intellectuelle.

Ode à la putasserie musicale

I'm nobody! Who are you?
Are you nobody, too?
Then there’s a pair of us — don’t tell!
They’d banish us, you know.

Emily Dickinson