Stochastique

Archive of December 2009

You're using your headphones to drown out your mind December 30

Après tout, c'est pas parce que je ne sais pas parler de musique (avec un père ex-critique musical, c'est un peu la honte, mais c'est comme ça - et puis j'y travaille, mais y a un putain de fossé à combler) que j'ai pas le droit de dire quels ont été mes albums préférés de l'année 2009. Seul et unique critère : je les écoute en boucle et en entier.

A contrario, ma grosse déception de l'année :
Et je les mets à part parce qu'ils sont sortis en 2008, mais je les cite quand même parce que j'emmerde les conventions, et aussi parce que comme je suis toujours à la traine (on le saura), je les ai découverts cette année :
Pour une fois, je ne vais pas déplorer de ne pas avoir de commentaires ici, je n'ai absolument aucune envie de connaitre votre avis sur mes goûts musicaux, j'ai déjà mon critique personnel (et intransigeant) à la maison :)

Edit : Pour ceux que ça intéresse, XiBe a fait une playlist Spotify avec six des albums de mon Top10 - ceux que j'ai signalé d'une astérisque, en fait. Il est également possible d'écouter Les Variations de l'Ether et Galaxy of Nowhere sur Deezer. Vous pouvez aussi retrouver toute la discographie (à part le dernier album, donc) du Peuple de l'Herbe sur l'un et l'autre service, et ça vaut tout autant le coup que Tilt.
Les hommes sont faits, nous dit-on
Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin

Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les chemins mal fréquentés

Et je m'demande pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange que j'vive un peu...

La mauvaise herbe - Georges Brassens

D'après cette liste, je suis à la fois une fille qui ne comprend pas les garçons et un garçon qui pense que Ocarina of Time est le plus grand jeu de tous les temps - ceci expliquant peut-être cela. Toujours selon cette liste, je devrais probablement me mettre à écouter Death Cab For Cutie.
via

Trentemøller - Miss You
Le couple est comme le dernier échelon de la grande débâcle sociale. C’est l’oasis au milieu du désert humain. On vient y chercher sous les auspices de l’«intime» tout ce qui a si évidemment déserté les rapports sociaux contemporains: la chaleur, la simplicité, la vérité, une vie sans théâtre ni spectateur. Mais passé l’étourdissement amoureux, l’«intimité» tombe sa défroque: elle est elle-même une invention sociale, elle parle le langage des journaux féminins et de la psychologie, elle est comme le reste blindée de stratégies jusqu’à l’écœurement. Il n’y a pas là plus de vérité qu’ailleurs, là aussi dominent le mensonge et les lois de l’étrangeté. Et lorsque, par fortune, on l’y trouve, cette vérité, elle appelle un partage qui dément la forme même du couple. Ce par quoi des êtres s’aiment est aussi bien ce qui les rend aimables, et ruine l’utopie de l’autisme à deux.

Comité invisible - L'insurrection qui vient