Archive of December 2009
You're using your headphones to drown out your mind December 30
Après tout, c'est pas parce que je ne sais pas parler de musique (avec un père ex-critique musical, c'est un peu la honte, mais c'est comme ça - et puis j'y travaille, mais y a un putain de fossé à combler) que j'ai pas le droit de dire quels ont été mes albums préférés de l'année 2009. Seul et unique critère : je les écoute en boucle et en entier.- Le Peuple de l'Herbe - Tilt / Je viens seulement de découvrir (et j'en suis fort marrie), je suis donc totalement partiale sur le sujet
- Fever Ray - Fever Ray* / Comme beaucoup de monde
- Röyksopp - Junior* / Ouais ouais je sais, ça fait beaucoup de Karin Dreijer Andersson, tout ça...
- Regina Spektor - Far* / Mais aussi tout le reste, je suis amoureuse
- Birdy Nam Nam - Manual For Successful Rioting* / Ne serait-ce que parce que j'aime quand un groupe se renouvelle, mais pas que
- Mondkopf - Galaxy of Nowhere / Mais aussi et surtout ses remixs
- Pony Pony Run Run - You Need* / Ca ne surprendra personne
- Jonathan Bénisty - Les Variations de l'Ether
- Housse de Racket - Forty Love / Eh ouais
- Ghinzu - Mirror Mirror* / J'ai commencé à les écouter avec cet album, du coup j'accroche plus qu'à Blow (mais j'y travaille, promis, je l'écoute avec assiduité aussi), contrairement à pas mal de gens avec qui j'en ai discuté et qui le trouvent moins bon, mais allez, j'assume et je le dis
- I Monster - A Dense Swarm Of Ancient Stars / Alors que j'avais adoré Neveroddoreven
- Tchiki Boum - Happy Company
- Apple Jelly - Na na na Club
Edit : Pour ceux que ça intéresse, XiBe a fait une playlist Spotify avec six des albums de mon Top10 - ceux que j'ai signalé d'une astérisque, en fait. Il est également possible d'écouter Les Variations de l'Ether et Galaxy of Nowhere sur Deezer. Vous pouvez aussi retrouver toute la discographie (à part le dernier album, donc) du Peuple de l'Herbe sur l'un et l'autre service, et ça vaut tout autant le coup que Tilt.
Les hommes sont faits, nous dit-on
Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les chemins mal fréquentés
Et je m'demande pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange que j'vive un peu...
La mauvaise herbe - Georges Brassens
D'après cette liste, je suis à la fois une fille qui ne comprend pas les garçons et un garçon qui pense que Ocarina of Time est le plus grand jeu de tous les temps - ceci expliquant peut-être cela. Toujours selon cette liste, je devrais probablement me mettre à écouter Death Cab For Cutie.
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Trentemøller - Miss You
Le couple est comme le dernier échelon de la grande débâcle sociale. C’est l’oasis au milieu du désert humain. On vient y chercher sous les auspices de l’«intime» tout ce qui a si évidemment déserté les rapports sociaux contemporains: la chaleur, la simplicité, la vérité, une vie sans théâtre ni spectateur. Mais passé l’étourdissement amoureux, l’«intimité» tombe sa défroque: elle est elle-même une invention sociale, elle parle le langage des journaux féminins et de la psychologie, elle est comme le reste blindée de stratégies jusqu’à l’écœurement. Il n’y a pas là plus de vérité qu’ailleurs, là aussi dominent le mensonge et les lois de l’étrangeté. Et lorsque, par fortune, on l’y trouve, cette vérité, elle appelle un partage qui dément la forme même du couple. Ce par quoi des êtres s’aiment est aussi bien ce qui les rend aimables, et ruine l’utopie de l’autisme à deux.
Comité invisible - L'insurrection qui vient